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 P2P : l'IFPI repasse à l'attaque en Europe
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Ce 4 avril, l’IFPI (International Federation of the Phonographic Industry) vient d’annoncer une nouvelle vague de plaintes dans une dizaine de pays. Sauf rares exceptions, c’est surtout l’Europe qui est concernée cette fois. Dans la nasse, la major des majors annonce avoir pris un charpentier finlandais, un chef d’entreprise français et un facteur anglais, un juge anglais, des retraités allemands…. pour bien signifier qu’aucune catégorie socioprofessionnelle n’est à l’abri. Le communiqué ressemble trait pour trait à ceux émis cycliquement par l’IFPI par le passé : des actions par centaines, des demandes d’indemnisation à plus de 2 500 euros en moyenne, des demandes de déconnexion automatique, etc.

Pour la France, l’IFPI annonce que 130 injonctions en justice réclamant des déconnexions automatiques chez les FAI auraient été émises (le Code pénal et le code de la propriété intellectuelle évoquent surtout l’amende ou la prison cependant). En tout, 151 actions pénales et civiles auraient été lancées à ce jour contre des uploaders. Depuis, plus de 100 personnes auraient eu leur accès Internet coupé dans leur pays. « Les tribunaux ont confirmé que l’échange de fichier était illégal, avec la première décision sur ce thème en février 2005 » insiste l’IFPI, qui n’évoque pas les différentes décisions qui ont autorisé implicitement le download via système P2P.

L’IFPI évoque encore 70 saisies en Italie, et des actions encore en Autriche, en Finlande, en Allemagne, à Hong Kong, en Allemagne, en Islande, au Portugal, en Suède, ou en Suisse. L’on trouvera sur cette page, un résumé de toutes les actions affirmées comme entreprises. Toujours selon l’organisme, 35% de P2Pistes en France, en Allemagne, en Espagne ou en Angleterre ont arrêté ou ralenti l’utilisation du P2P alors que 14% ont augmenté les téléchargements. Et pour ceux qui ont arrêté, l’IFPI assure selon ses propres études, que les craintes pénales venaient en tête des raisons. La peur des virus arrive elle, en seconde position. Il aurait pu être cité le développement des offres légales intéressantes, mais curieusement telle n’a pas été la réponse n°1.

L’IFPI soutient qu’il y a deux millions de fichiers disponibles, 165 000 albums en ligne et 500 000 fichiers sur n’importe quels services légaux (et payant) en Europe. On dénombrerait 190 plateformes de téléchargement payant sur le vieux Continent, 325 dans le monde. On en trouvera la liste sur le site Pro-Music.org (mondial) et spécialement pour le pays, Promusicfrance, très pro DADVSI. Selon les derniers chiffres de l'organisme, les ventes de musique en ligne dans le monde ont presque triplé en 2005, passant de 400 millions de dollars à près de 1,1 milliard.

Rédigée par le mardi 04 avril 2006 à 14h59 (16718 lectures)
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