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 Les anti-drm s'invitent chez Vivendi Universal
 Flashmob ? Aucun rapport avec la mobylette de Macromédia
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L’initiative StopDRM a organisé jeudi dernier une Flashmob,  attroupement éphémère, lors de la dernière assemblée générale mixte Vivendi Universal au Carrousel du Louvre. Il s’agissait alors d’accueillir et d'informer les actionnaires sur les derniers développements en matière de DRM. Une initiative peu évidente, l'évènement étant plutôt concentré sur les derniers résultats du groupe (+18,8% en résultat d’exploitation à 480 millions d'euros pour 2005).

Mais le mot devait être passé : « Les consommateurs ne sont pas contents et boycottent désormais les produits des entreprises faisant du lobbying pour lutter contre la copie privée, contre le logiciel libre, qui font la promotion des DRM, qui luttent contre leurs propres clients et qui nuisent à la diversité musicale. »

flashmob

Selon le compte-rendu, une trentaine de personnes étaient donc présentes pour l’occasion scandant leur refus de l'amendement n°150 Vivendi-Universal (interdiction des solutions P2P) ou réaffirmant que « Les artistes Creative Commons ont besoin du peer to peer ». Des documents furent distribués aux actionnaires, lesquels étaient une nouvelle fois informés par Vivendi Universal d’affirmations telles que « le secteur de la musique enregistrée continue d'être affecté par le piratage sur CD, la gravure de CD à domicile et le téléchargement illégal de musique sur Internet » ou encore « Universal Music Group et l'industrie musicale intensifient leur lutte contre le piratage à travers de nombreuses initiatives, telles que les actions en justice, la participation à l'effort de l'industrie musicale pour faire évoluer la législation, des campagnes de sensibilisation et d'éducation des consommateurs et le développement de technologies anticopie, tout en offrant aux consommateurs de nouveaux produits et services. »

Fait symptomatique : un groupe est allé au Virgin Mégastore, proche de là, pour expliquer leur action, et ce que sont les DRM auprès des clients. Lors d’un entretien, le directeur du magasin a reconnu qu’il fallait une information plus visible sur les DRM. Le reste mérite d’être cité intégralement :

flashmob« Quand nous lui avons fait remarquer que la plateforme de téléchargement de Virgin Megastore vendait tous ses titres avec DRM, et que là, ce n'était pas que la faute des majors mais bien leur propre choix, il l'a reconnu. Mais tout content de lui il nous a expliqué la méthode à utiliser si nous avions des problèmes pour transférer sur notre baladeur les titres achetés sur la plateforme, ce qui lui arrivait à lui aussi à cause de son baladeur. »

Et l’intéressé dispose d'une petite astuce pour contourner les difficultés : « J’ai téléchargé de la musique sur VirginMega.fr, pour le mettre sur mon MP3, d’une marque non compatible, je l’ai ensuite gravé sur un CD pour… » Là, les internautes présents l’interrompent pour lui signaler qu’un tel contournement sera puni de 750€ avec la nouvelle loi. Sourire gêné aux entournures… « Comme en plus il a expliqué publiquement comment le faire, il encourt en fait 6 mois de prison et 30 000 € d'amende. » L’on pourra voir la vidéo de l’événement dans un film disponible en peer to peer, liens e2k et torrent et en streaming) depuis le site de Dadaprod.

Rédigée par le mercredi 26 avril 2006 à 07h25 (17756 lectures)
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