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 Firefox aurait ralenti pour la deuxième fois
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Le mois de septembre a marqué un deuxième tournant dans la progression de Firefox. Selon le cabinet d’analyse Net Applications, le navigateur de la fondation Mozilla aurait perdu des parts de marché durant le mois dernier. Mais contrairement au mois de juillet, cette baisse ne s’explique pas par une baisse de l’utilisation du navigateur, mais par une petite rectification intervenue dans Netscape.

La dernière version de ce navigateur aurait en effet réglé un petit problème qui rendait Netscape un brin trop altruiste. En effet, ce navigateur est bâti autour des moteurs de rendu de Firefox (Gecko) et Internet Explorer (Triton). La majeure partie des sites visités le sont avec Gecko, qui par sécurité est actif en permanence. Lorsque Netscape s’aventure sur un site reconnu comme étant de confiance (système de liste blanche), il bascule automatiquement sur le mode Internet Explorer.

Le souci concernait en fait la manière dont Netscape s’authentifiait auprès des sites. De la même manière qu’Opera peut se faire passer pour un navigateur de chez Mozilla ou Internet Explorer, Netscape se faisait passer par défaut pour Firefox. Généreux de sa part, seulement il était impossible pour les auteurs de savoir réellement quel était le taux d’utilisation réel de leur navigateur. La version 8.0.2 de Netscape a donc corrigé le tir, faisant tomber du même coup les parts de Firefox, artificiellement gonflées.

Les statistiques de Net Applications indiquent une chute des parts de marché de 8.27 à 7.38%. Les chiffres ne sont pas mauvais, mais les nouvelles ne sont pas bonnes pour autant pour la fondation Mozilla. Selon le cabinet d’analyse, la fondation aurait en effet atteint un mur. Le démarrage de Firefox a été brillant, surtout si l’on considère le contexte, mais pour poursuivre, il lui faudra gagner en visibilité et en fonctionnalités, estime-t-on. Sa progression passe aussi par la reconnaissance dans le monde professionnel, et nous ne parlons pas ici uniquement des développeurs de sites web.

Dans le succès de Firefox, il y a deux catégories distinctes d’utilisateurs. Ceux qui ont changé parce qu’ils ne voulaient plus d’Internet Explorer, et ceux qui l’ont réellement choisi pour ses qualités et ses fonctionnalités. La première catégorie s’est a priori vite épuisée, tandis que la deuxième demande plus de réflexions puisque le choix part d’une véritable comparaison. L’ensemble des machines dans le monde ne propose pas non plus uniquement Windows. Sur les autres systèmes d’exploitation, Firefox se heurte à une concurrence plus rude, avec notamment l’excellent Safari sur MacOS X Tiger ou encore Konqueror, disponible dans l’environnement KDE sous Linux.

La guerre des navigateurs est pourtant bel et bien relancée, notamment avec l’opération choc d’Opera et de la gratuité définitive de son navigateur éponyme. Opera s’est en effet téléchargé à plusieurs millions d’exemplaires depuis le lancement de l’offre et la société annonçait avec un plaisir non dissimulé que la très grande majorité des téléchargements se faisait depuis Internet Explorer. Il faut désormais s’attendre à ce que les chiffres se résorbent entre le nombre de téléchargements et le nombre d’utilisateurs réels.

Net Applications voit en tout cas un avenir prometteur pour Netscape, surtout une fois que le contrat avec HP sera actif.


Rédigée par le mercredi 12 octobre 2005 à 16h30 (19571 lectures)
Source de l'INformation : techWeb
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